Le code de commercialisation des substituts du lait maternel

Le code de commercialisation des substituts du lait maternel

Que recommande le « code » ?

Le code de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS vise à protéger l’allaitement contre les pressions commerciales de l’industrie des aliments pour bébés.

On entend par « substituts du lait maternel », tous les laits, aliments ou objets utilisés pour compléter ou remplacer partiellement voire totalement l’allaitement maternel. »

Ainsi, cela concerne les laits en poudre, les produits lactés, les petits pots premiers âge, les boissons pour bébés, les biberons, les tétines, etc…

L’OMS estime que ces produits peuvent être utiles aux familles mais ils peuvent également perturber ou nuire à l’allaitement maternel. L’OMS recommande aux états d’encadrer par la loi la commercialisation de ces produits sensibles.

Le but est clair, il s’agit de « procurer aux nourrissons une nutrition sûre et adéquate en protégeant et encourageant l’allaitement au sein et en assurant une utilisation correcte des substituts du lait maternel, quand ceux-ci sont nécessaires, sur la base d’une information adéquate et au moyen d’une commercialisation et d’une distribution appropriées ».

Lire en entier

Le code fait toute une série de recommandations afin que les états signataires puissent atteindre ce but. Il concerne le devoir des états d’informer et d’éduquer leur population et de leur donner accès à une information objective et scientifiquement vérifiée. Il recommande d’interdire la publicité, les offres commerciales et le don d’échantillons de ces produits. Le but étant de protéger le grand public et les mères des politiques publicitaires agressives et délétères pour l’allaitement maternel.

Ici un document d’action très complet contre la faim sur les dégâts du marketing dans ce domaine.

Le code encourage à responsabiliser les systèmes de soins et de santé : ils doivent garantir un personnel formé et ne doivent pas être le lieu de la promotion de ces produits. Les agents de santé doivent être objectif et ne pas être sujet à des conflits d’intérêt.

Les personnels des fabricants et distributeurs de ces produits ne doivent pas pouvoir entrer en contact direct avec les familles.

Les étiquettes de ces produits doivent être strictement encadrées car les recommandations sont très détaillées dans ce domaine.

Même s’ils ont signé le code, les états signataires demeurent libre de traduire ses recommandations dans leur législation.

La France est signataire de ce code et a pris des dispositions législatives en ce sens.

D’ailleurs, de nombreuses situations où le code n’est pas respecté existent. Je rencontre souvent des mères qui sont sorties de la maternité avec une dizaine de biberons de lait pour nourrisson. Des pharmaciens offrent souvent des tétines ou biberons à leurs clientes. Des marques de lait font des dons à des associations de professionnels de santé ou a des centres hospitaliers. Sur internet, on m’assaillit de publicité pour des marques de biberons… Des petits gestes qui semblent anodins mais qui contribuent à « normaliser » ces produits. En effet, ceux-ci paraissent désormais indispensables dans notre imaginaire collectif.

soyez le premier à commenter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *