Je dois me faire opérer mais je souhaite continuer mon allaitement

Je dois me faire opérer

Vous allaitez et vous devez vous faire opérer… sauf dans de rares cas, par exemple de cancer du sein, l’allaitement peut se poursuivre ou être suspendu pour seulement une courte période.

Pour vous organisez au mieux, il y a quelques questions à poser aux médecins, chirurgiens et anesthésistes qui vont s’occuper de vous :

Dans quelle mesure l’opération peut-elle être reportée ?

Certaines situations sont très urgentes et demandent une intervention le jour même mais lorsque cela est possible, différer l’opération même de seulement quelques jours peut laisser le temps de s’organiser :

Louer un tire lait, contacter une association de soutien à l’allaitement ou une consultante en lactation pour avoir des conseils pour préserver au mieux l’allaitement, organiser des conditions de garde pour votre bébé etc…

Si l’opération peut être repoussée de plusieurs mois, votre enfant sera plus grand, la séparation peut être plus facile, la diversification peut limiter les efforts pour fournir du lait et l’éventuel passage lacté des médicaments sera plus tolérable.

Quels seront les produits utilisés par l’anesthésiste ?

Quand une opération est programmée, vous devez consulter un anesthésiste. Signalez lui que vous allaitez afin qu’il choisisse un produit qui facilite une reprise rapide de l’allaitement. En général, les produits anesthésiques sont vite éliminés et très souvent l’allaitement est possible dès le retour en chambre. En cas de doute, il peut contacter le centre de références des agents tératogènes :

Les associations de soutien à l’allaitement comme la leche league peuvent vous fournir de la documentation scientifique à ce sujet.

Quels seront les suites opératoires ?

Demandez à votre chirurgien comment se passe les suites opératoires : L’opération donne des suites douloureuses ? Serez-vous libre de vos mouvements ? Combien de temps restent hospitalisés les autres patients qui subissent ce type d’opération ?

Ces questions vous permettront d’estimer le temps éventuel de séparation et votre capacité à vous installer pour allaiter si possible. Si la séparation est longue, il faudra vous organiser pour tirer votre lait fréquemment et le faire, si possible, parvenir à votre bébé.

Les visites seront-elles possibles ?

Votre enfant pourrait-il venir vous rendre visite ? S’il est petit et que vous êtes dans un service infectieux, cela peut être risqué pour lui. Si vous-même avez des défenses immunitaires très basses, les visites extérieures peuvent être limitées. Si des visites sont possibles, des tétées à l’hôpital sont envisageables et permettent de maintenir la lactation et adoucissent la séparation. Si les visites ne sont pas possibles, tirez fréquemment votre lait pour maintenir votre lactation.

Les traitements que je recevrai seront-il compatibles ?

Là encore, signalez au médecin que vous allaitez pour qu’ils choisissent des traitements compatibles. Quel que soit la pathologie, il est rare de ne trouver aucun traitement compatible. En effet, dans beaucoup de pathologies, il existe plusieurs gammes de médicaments.

Si aucun traitement compatible n’est disponible, demandez à votre médecin de choisir celui qui aura la demi-vie la plus courte, c’est-à-dire celui qui sera le plus vite possible éliminé de votre corps.

Cela limitera le temps de suspension de l’allaitement ou pourra permettre d’allaiter sur certains créneaux horaire de la journée en fonction de l’heure de prise du médicament.

 

 

 

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